Europe Ministère de la Culture et de la Communication Région Réunion Le Port Consiel général de La Réunion
 
Incription en 6e année
Appel à candidatures

proposé aux anciens étudiants diplômés de l'ESA

 

Date limite de réception des dossiers > le 24 juillet 2018
Commission d'admission >  semaine du 21 août 2018

SURVIVRE AVEC L’ECOLE D’ART
dans le cadre des ARC ( Atelier de Recherche et de Création transversal.)

Il part explicitement du thème de la survie et se déploie selon trois approches différentes, tant au niveau des médiums (image, volume, dessin, écriture ou autre) que de la manière de percevoir la notion ; est envisagée dans cet atelier la désintoxication matérielle et la construction d'une oasis dans « le désert du réel » (Wachowski, Zizek). Une session de deux semaines est consacrée à chacune de ces approches (voir calendrier ci-dessous).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les objectifs de cet ARC sont avant tout méthodologiques : il s'agit pour l'étudiant(e), qui est en train de faire naître et de développer son projet personnel, de trouver non seulement un accompagnement individualisé, mais aussi d'imaginer des perspectives, des angles de vue et des astuces inventives qui pourront enrichir sa pratique.  

Survivre avec l'école d'art est un évènement pédagogique qui porte un signal fort pour l'école à travers notamment les liens qu'il propose entre l'art et l'écologie, l'architecture et le végétal, mais aussi les questions de la désintoxication matérielle et de la construction, à savoir comment produire sans rajouter à la surenchère propre à la société de consommation.
Ce volet de l'ARC est une mise en abîme : il renvoie à la situation de l'usager en école d'art – ici principalement l'étudiant – et à la nécessité qu'il a d'y survivre par tous les moyens afin de pouvoir œuvrer dans les conditions qu'il jugera favorable. Le but pour chacun des participants sera de repenser en profondeur sa pratique en interrogeant la nature de sa présence même en ce lieu d'art et en y développant les moyens ad hoc pour s'y épanouir.

avec les enseignants et artistes : Cédric Mong-Hy, Jean-Batiste Farkas et Laurent Tixador
et les étudiants des 4e et 5e années : Mathias Armougom, Morgane Bourgaux, Pauline Clabé, Liza Clam, Edouard Clotagatine Edouard, Maxence Darid, Paloma De Barbarin, Georgie Ganné, Alexandre, Grondin, Cédric Hoareau et Marine Hoareau.

Ce volet se déroule en deux temps :
La première semaine est collective ; il s'agit de construire dans la cour de l'école une architecture d'urgence et de survie pour étudiants en école d'art, les plans seront élaborés en commun et la construction de cette architecture sera le fait de tous. Glanant tour à tour des déchets en bord de plage et dans les paysages de l'île, dans une action reliant la collecte au nettoyage citoyen des sites, utilisant du bois de récupération auprès d'entreprises partenaires (FIBRES Réunion), les étudiants se sont fait architectes et constructeurs. Sur les questions de structure,
les étudiants de 2e et 3e année de l'école d'architecture leur ont prêté main forte, accompagné de leur professeur Pascal Levasseur.

La seconde semaine se resserre sur des entretiens individuels ; l'architecture achevée devient l'atelier, le lieu de rendez-vous, de vie et de travail, la case à palabres, le dernier salon où l'on cause, la salle de cours suprême, l'oasis des suivis de projets...

La restitution finale aura lieu dans la galerie et la cour de l'ESA
ce vendredi 2 mars à partir de 14h

avec les enseignants et artistes : Cédric Mong-Hy, Jean-Batiste Farkas et Laurent Tixador
et les étudiants des 4e et 5e années : Mathias Armougom, Morgane Bourgaux, Pauline Clabé, Liza Clam, Edouard Clotagatine Edouard, Maxence Darid, Paloma De Barbarin, Georgie Ganné, Alexandre, Grondin, Cédric Hoareau et Marine Hoareau.

Remerciements
Merci à notre partenaire l'entreprise FIBRES qui rend possible cet important événement.
Grâce à sa précieuse collaboration et par son fidèle soutien pour la fourniture du bois, L'ESA peut encore et toujours offrir des réalisations de grande qualité à ses étudiants et à l'ensemble des participants.

L'entreprise FIBRES Réunion
Entreprise Citoyenne et éco-responsable, l'entreprise FIBRES s'engage aujourd'hui fortement sur des opérations de mécénat culturel et s'inscrit comme partenaire principal des Ateliers des étudiants par un important don de matériaux et d'outils.

Elle s'engage également dans le processus de production pédagogique par la mise à disposition de chutes de bois pour les projets en volume des travaux des étudiants.
Le respect de l'environnement a toujours tenu une place importante dans le développement de l'entreprise.
Le groupe s'appuie sur un réseau technique local, national et international pour éco-certifier sa chaîne de contrôle.
Fort de 25 ans d'expérience dans l'import-export et le négoce de produits bois et produits dérivés, le groupe FIBRES bénéficie d'un ancrage stratégique entre l'Asie, l'Afrique et l'Europe.
D'abord spécialisé dans l'importation, la transformation et la commercialisation du bois et dérivés bois, FIBRES a élargi son offre à d'autres matériaux pour la construction et l'agencement.
Il propose une trentaine d'essences aux couvreurs, charpentiers, fabricants d'escaliers, menuisiers, agenceurs, ébénistes, entreprises générales ou aux particuliers qui travaillent et mettent en œuvre du bois à la Réunion.
FIBRES a une réelle vocation industrielle et propose différents niveaux de transformation du bois pour ses clients.

L'entreprise s'engage en conséquence dans le processus de production pédagogique par la mise à disposition de chutes de bois pour les projets en volume des travaux des étudiants.

 

Séminaire de recherche
RESUMES DES INTERVENTIONS

 Hédi ABIDI (Etudiant en Master 2 philosophie EAD, Univ. Montpellier 3 - Paul Valéry)
« Le cinéma documentaire, miroir d'existence ? »

L'approche phénoménologique donne de nouvelles perspectives à la compréhension de l'oeuvre d'art. Pour Heidegger cette dernière est une puissance qui ouvre et « installe un monde » (Boutot 1989, p. 55). L'oeuvre n'est pas une simple représentation mais elle devient la manifestation de la vérité profonde d'une chose. Face à l'oeuvre nous ne sommes plus en présence d'une représentation mais d'une manifestation du réel lui-même. Dans cette perspective, le cinéma documentaire va apparemment plus loin que tout autre médium artistique. Il se caractérise par la recherche d'images et de sons synchrones, non pas tournées en studio, mais prises dans la vie quotidienne. Il est marqué par la volonté du cinéaste de cueillir « sur le vif » des moments de vie, concrets, tels qu'ils apparaissent et de les restituer au travers d'une proposition esthétique, d'un film. Il prend la phénoménologie au mot et le réel lui-même devient matériau esthétique et se trouve toujours en premier plan. Le cinéma documentaire traite toujours avec notre ici-bas. C'est avec des fragments de la vie vécue, extraits de notre monde contemporain et de ses réalités sociales, politiques, économiques, historiques ou intimes que le documentaire se construit. Si comme Heidegger l'explique, « l'oeuvre d'art installe un monde », le documentaire, en tant que sa matière est puisée dans les vécus concrets, Quelle est la vérité profonde de cet ici bas ? Le documentaire se fait-il le miroir de notre existence ?

13h-13h40
Stéphanie FOLIO,(Doctorante, Université de Nice Côte d'Azur)

« Etudier le tambour malbar à La Réunion : un sujet de recherche au carrefour de plusieurs axes méthodologiques »

Le tambour malbar est un instrument de musique considéré comme sacré du fait de son usage principalement religieux au sein des cérémonies hindoues de La Réunion ; mais depuis une trentaine d'années environ, ce tambour connaît une certaine expansion de sa pratique et de son répertoire.
Le tambour malbar, en tant qu'objet musical tangible, se prête d'une part à une analyse de ses caractéristiques physiques (organologie, acoustique, esthétique) tout autant qu'à une étude de sa pratique et de sa représentation (contextes d'usage, techniques de jeu, discours culturels). Mais en tant qu'héritage reçu et transmis, cette pratique musicale est d'autre part « vécue comme mémoire vivante, perpétuation et actualisation d'un enracinement historique plus ou moins lointain » (Charles-Dominique, 2009 : 21).
Si les enquêtes de terrain ont lieu dans un temps et un espace nécessairement actuels, un détour par l'histoire est donc souvent indispensable à une meilleure compréhension de l'objet d'étude. Comment accéder au passé d'une musique de tradition orale quand il n'existe que peu d'archives écrites à son sujet ? La confrontation des mémoires historique et collective est-elle scientifiquement pertinente ? Quel axe finalement privilégier à la mise en valeur de son sujet de recherche ? Dans le but de présenter l'état de ma recherche en cours et d'exposer les principales interrogations qui lui sont attachées, cette communication sera également l'occasion de questionner l'appartenance disciplinaire et la notion d'ethnomusicologie appliquée.

13h40-14h20
Hédi ABIDI (Etudiant en Master 2 philosophie EAD, Univ. Montpellier 3 - Paul Valéry)

« Le cinéma documentaire, miroir d'existence ? »

L'approche phénoménologique donne de nouvelles perspectives à la compréhension de l'oeuvre d'art. Pour Heidegger cette dernière est une puissance qui ouvre et « installe un monde » (Boutot 1989, p. 55). L'oeuvre n'est pas une simple représentation mais elle devient la manifestation de la vérité profonde d'une chose. Face à l'oeuvre nous ne sommes plus en présence d'une représentation mais d'une manifestation du réel lui-même. Dans cette perspective, le cinéma documentaire va apparemment plus loin que tout autre médium artistique. Il se caractérise par la recherche d'images et de sons synchrones, non pas tournées en studio, mais prises dans la vie quotidienne. Il est marqué par la volonté du cinéaste de cueillir « sur le vif » des moments de vie, concrets, tels qu'ils apparaissent et de les restituer au travers d'une proposition esthétique, d'un film. Il prend la phénoménologie au mot et le réel lui-même devient matériau esthétique et se trouve toujours en premier plan. Le cinéma documentaire traite toujours avec notre ici-bas. C'est avec des fragments de la vie vécue, extraits de notre monde contemporain et de ses réalités sociales, politiques, économiques, historiques ou intimes que le documentaire se construit. Si comme Heidegger l'explique, « l'oeuvre d'art installe un monde », le documentaire, en tant que sa matière est puisée dans les vécus concrets, Quelle est la vérité profonde de cet ici bas ? Le documentaire se fait-il le miroir de notre existence ?

14h20-15h
Karl KUGEL, (Artiste-plasticien)

« Avec la photographie je sais bien mais quand même : Une intervention avec projection d'images et lecture de textes »

Comme tout un chacun, je vis au milieu d'un fleuve d'images, qui participent d'une manière ou d'une autre à ce que je sais, ou crois savoir du monde. Au fil des années, ce sont particulièrement les images regardées ou réalisées dans le cadre de mon travail, mais aussi leurs dispositifs, qui me sont devenus intimes. C'est la force de l'image photographique, mais aussi sa fragilité, voire sa dimension pathétique, et la fragilité de nos regards, que je raconte avec quelques histoires vécues, extraites du projet intitulé "Le syndrome de la chinoise". Cette sélection d'« histoires » est une réflexion en action sur les images et les mots qui nous accompagnent au fil des jours.
Alsace, 2016 ("Le troisième voyage"), Ex RDA, 1983 (Extrait du "Voyage allemand"), Burkina Faso, 1986 (Extrait de "Histoires en terre africaine"), Mozambique, 2007 ("Hommage au travailleur inconnu"), Afrique du Sud, 2001 ("L'homme de l'hôtel"), République populaire de Chine, 5 avril 1989 ("Le spectre"), Mayotte, 1997 ("Le sixième et septième jour"), La Réunion, 1992 ("Le petit marin"), Mozambique, 2016 ("Un chien a hurlé comme à la mort")

15h20-16h
Yohann QUËLAND DE SAINT-PERN (Artiste-plasticien, enseignant, ESA Réunion)

« "Voiture Sono" – "Orchestre Vide" – "War Zone Wits" »

« Voiture Sono », « Orchestre Vide », « War Zone Wits » sont trois projets qui seront présentés lors de cette communication. Seront lus deux textes, prenant la forme de « manifeste », et réalisés lors d'ateliers. La collaboration sera le mode opératoire pour l'ensemble de ces « matériaux informés », textes, sons et dispositif vidéos.
« Voiture sono » : Série de chansons séga en créole réunionnais, diffusée par le biais de « voiture sono » dans l'espace public. Les voitures sono sont utilisées à la Réunion lors des campagnes électorales afin de vanter les mérites et les exploits d'un candidat. Chaque candidat a donc une sorte d'hymne personnel, écrit pour lui qui sera diffusé dans la ou les villes dans lesquelles il se présente. En 2016, je commençais à réutiliser ce principe de diffusion de voiture sono et de chanson « hymne », en l'adaptant aux artistes à La Réunion.
« War Zone Wits » : Cette scène se passe à l'université de la WITS à Johannesburg. Une manifestation d'étudiants pour défendre le montant de leurs inscriptions d'accès aux études, les opposant à la police. Les faits sont d'une rare violence, et embrasent les universités du pays en moins d'une semaine. Le conflit dura un mois environ et n'est pas clos. Le travail serait de traiter en un dispositif performatif un certain nombre de document vidéos ayant enregistré l'événement.
« Orchestre Vide » sera la présentation de l'édition. Je reviendrai essentiellement sur le mode de tournage. Pourquoi retraiter des documents « référent » à partir de La Réunion ? Quels rapports entretient t'il avec la notion de « Cargo Cult » ? Comment « travailler un territoire » avec des outils techniques et ou conceptuels exogènes ?

16h-16h40
Markus ARNOLD, (chercheur-enseignant ESA Réunion, chercheur associé Univ. Réunion)

« Entre stylisation onirique, naturalisme expressif et satire sociale : l'expérience migratoire dans la bande dessinée contemporaine »

La notion du déplacement, du transnational, de la migration accompagne la BD depuis ses débuts, soit d'un point de vue thématique soit en raison des expériences propres des créateurs. Avec l'avènement d'une certaine production engagée, postcoloniale et interculturelle dans le médium depuis une dizaine d'années, le sujet gagne récemment en visibilité et complexité, apparaissant sous des perspectives esthétiques et stylistiques innovantes. Se pose ainsi la question de l'éventail artistique, de la justesse testimoniale, de la pertinence critique de la bande dessinée sur l'expérience migratoire.
Cette intervention propose de discuter la recherche présentée lors du colloque international « Ecotones 2: Expériences des migrations et des transformations dans les écotones » (Univ. Poitiers, juin 2017). Sera exposé et discutée une sélection d'oeuvres qui mettent en scène des phénomènes contemporains de migration : La vie de Pahé (Pahé 2006/08), The arrival (Tan 2007), "Les passages" (Stassen 2007), "The Unwanted" (Sacco 2009), Droit du sol (Masson 2009), Krrpk (Bill 2012/14), Nègres jaunes et autres créatures imaginaires (Alagbé 2012), Les Ombres (Zabus et Hippolyte 2013). On interrogera l'effet sensible et esthétique de ces différentes approches scénographiques, évaluera leur portée politique et identitaire tout en dégageant des schémas narratifs et discursifs récurrents. Il s'agira ainsi d'analyser où reposent les potentialités, et les éventuels écueils, dans la représentation des subjectivités migrantes dans ce mode d'expression artistique.

 

PORTES OUVERTES

Les étudiants seront heureux de vous faire visiter l'école et vous montrer leurs projets, leurs créations récentes et portfolios, le mercredi 14  février 2018.

N'hésitez pas à nous contacter pour toute demande particulière concernant des visites de groupes, ou des informations pratiques qui vous seraient utiles.

Au programme :

présentations, expositions, Musique, performances, accrochages de travaux d'étudiants, rencontres avec les professeurs, étudiants, techniciens et personnels administratifs de l'école, visite des ateliers et des locaux...

 Mercredi 14 février de 13h à 17h30

 Le programme détaillé

13h- 17h
Accueil du public par les étudiants et toute l'équipe de l'ESA
. musique : diffusion de morceaux choisis par KABARDOCK,
. présentation des travaux des étudiants,
. performance-vente de gâteaux St Valentin par Océane Marée (jusqu'à 15h),
. distribution de dossiers d'inscription, plaquette, cours publics, tracts, etc.

14h00 – 14h45
Présentation de l'École en salle de conférence
. discours de la Directrice de l'ESA (Patricia)
. intervention du responsable de la mobilité internationale (Markus)
. exposé de la pédagogie par la directrice des études (Céline)
. exposé de la vie scolaire et de la vie étudiante par la coordonnatrice de la vie scolaire (Béa)
. découverte de l'exposition ERAMUS dans la galerie.

14h45 – 17h30
Découverte de l'École pour le public
. visite de la galerie, des ateliers, des salles de cours,
. Performances des étudiants ERAMUS,
. échanges avec les étudiants et les enseignants,
. démonstrations d'ateliers (design graphique,...),
. animations par les étudiants,
. découverte des cours publics,
distribution de dossiers d'inscription, plaquette, cours publics, tracts, etc.

16h -17h30
Performances des étudiants
. Exposition et performances des étudiants Erasmus dans la galerie de l'ESA.
. En live, réalisation en direct d'une fresque en papier.
. Danse avec Tanya Losat et le groupe portois Smileys.
. Vente de gâteaux par les associations étudiantes, Guerill'Art (ESA) et Eskiss (ENSAM).

Exposition des étudiants ERASMUS
Performances

des étudiants Florian Botka, Zélie Boulestreau, Anne Mayer, Jan Emde et Torben Wessel ont passé un semestre en échange international à l'ESA.


 

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